Le piège de la trappe
- il y a 3 jours
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Plusieurs d'entre vous ont entendu parler du triste incident survenu à Rimouski, où un chien a trouvé la mort après s'être retrouvé dans un dispositif de piégeage installé légalement sur le terrain concerné.
Cet événement a suscité beaucoup d'émotions, alimenté les discussions et entraîné une mobilisation citoyenne. Chaque fois qu'un tel incident survient, notre communauté est directement exposée au regard du public. En milieu périurbain particulièrement, nous devons être conscients que nos actions sont observées et parfois remises en question.
Cette réalité nous rappelle à quel point il est important de faire preuve d'une prudence exemplaire. Lorsque la nécessité d'intervenir existe, nous devons toujours nous demander si les méthodes employées sont les plus sécuritaires possibles et si elles permettent de limiter les risques pour les animaux non ciblés.
Au fil des années, notre profession a beaucoup évolué. Les techniques se sont améliorées, les équipements se sont perfectionnés et la formation occupe aujourd'hui une place centrale dans notre pratique. L'éthique doit demeurer au cœur de chacune de nos décisions.
Comme trappeurs, nous avons le privilège de pratiquer une activité qui fait partie de notre patrimoine. Ce privilège s'accompagne toutefois d'une responsabilité : celle d'agir avec rigueur, discernement et respect du public qui nous entoure.
Dans ce dossier, l'issue n'a pas été celle souhaitée par les auteurs de la pétition. Néanmoins, il serait imprudent d'ignorer la sympathie naturelle que la population éprouve envers les animaux de compagnie. Lorsqu'un tel événement survient, l'émotion prend souvent le dessus et peut rapidement se transformer en incompréhension, voire en opposition envers notre milieu.
Plus que jamais, nous devons démontrer que la trappe moderne est pratiquée par des gens responsables, conscients de leurs obligations et soucieux de réduire au minimum les risques. C'est ainsi que nous protégerons non seulement notre réputation, mais aussi l'avenir même de notre droit de pratiquer.





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